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L'Oeil de Brutus

COMPRENDRE LA NON VIABILITE DE LA ZONE EURO

14 Août 2012 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Idées

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COMPRENDRE LA NON VIABILITE DE LA ZONE EURO

 

PARTIE 1

 

Imaginons que vous êtes chef d’entreprise. Vous voulez créer une nouvelle usine et vous avez le choix entre deux régions voisines que nous appellerons Therul et Pylome.

 

Therul est une région riche et dynamique, qui dispose d’une infrastructure (transports, communications) de grande qualité. La main d’œuvre y est très qualifiée et, sous couvert de patriotisme économique et mercantiliste[i], les dirigeants de Therul sont parvenus (pour le plus grand bien des rentiers, mais cela la main d’œuvre ne semble pas l’avoir compris) à lui faire accepter des salaires relativement bas. Dans le même ordre d’idée, la fiscalité thérullienne est relativement avantageuse pour les entreprises. En outre, comme l’avait déjà relevé au début du siècle dernier un célèbre sociologue, les Théruliens sont profondément marqués par une culture éthique issue de leur religion (qu’ils ne sont cependant guère nombreux à encore pratiquer) : le salut de son âme se mesure au résultat de son travail ici-bas (et non à la qualité et la générosité de ses actions). Les Théruliens ont donc une approche très moraliste de leur lien au travail et de leurs rapports sociaux. On a ainsi pu voir leur président se faire débarquer avec pertes et fracas pour une menue facturette de quelques centaines d’euros qu’il ne savait justifier, anecdote proprement inconcevable dans notre pays.

 

Quoique tout à fait correcte, les infrastructures de Pylome sont de moins bonne qualité et sa main d’œuvre un peu moins bien formée. Elle réclame en outre des salaires relativement élevés. Par ailleurs, les dirigeants de Pylome sont notoirement corrompus et pratiquent le népotisme depuis des lustres. Entièrement concentrés à la conservation du pouvoir, ils ont laissé s’installer une fiscalité abracadabrantesque qui profite essentiellement aux plus riches (quoique la fraude fiscale semble être un sport national unanimement pratiqué) et certainement pas aux entreprises.

 

En tant que chef d’entreprise, où allez-vous installer votre usine ? En Therul bien sûr. Et c’est d’ailleurs ce que tout le monde fait.

 

Mais à force ce n’est pas sans poser certains problèmes. Car à force de travailler à bas salaires, les Théruliens n’arrivent pas à consommer tout ce qu’ils produisent et sont donc dépendants de leurs exportations. De leur côté, les Pylomiens, face à la concurrence de la main d’œuvre de leur voisin, commencent à avoir un chômage assez important et n’ont donc pas les moyens d’acheter les produits « made by Therul ». Les Théruliens ont initialement trouvé une solution : ils vont prêter de l’argent aux Pylomiens pour que ceux-ci achètent leurs produits. Dans un premier temps, tout se passe très bien. Jusqu’à ce que la dette des Pylomiens atteigne des montants astronomiques et que Therul se dise qu’il ne va jamais revoir son argent. Les Théruliens sont d’autant plus inquiets que leur population est relativement âgée et que leurs retraités avaient placé leur argent en Pylome pour s’assurer une rente pour leurs vieux jours. Et si Pylome ne rembourse pas, les Théruliens vont devoir vivre un troisième âge difficile. Oubliant que pour faire un prêt il faut être au moins deux (et que le prêteur est censé s’inquiéter de la solvabilité de l’emprunteur), ils font la morale aux Pylomiens et exigent qu’ils soient saignés à blanc pour que leurs vieux (mais pas seulement eux) puissent revoir leur pognon.

 

 

Une fois que nous en sommes là, que faire ?[ii] Deux solutions sont possibles.

 

 

2e PARTIE

 

Solution 1 (S1).

 

Therul et Pylome se conçoivent comme un peuple unit, c'est-à-dire qu’à travers une identité et des valeurs communes, ils s’imaginent un avenir commun. Dans ce cadre, ils conçoivent l’un et l’autre des sacrifices au profit de cet avenir.

Pour cela, Pylome doit commencer par se débarrasser de son oligarchie corrompue et accepter une réforme fiscale et administrative d’ampleur qui conduit tout à chacun à contribuer à l’effort national à hauteur de ses capacités.

Mais paradoxalement, c’est du côté de Therul que l’effort doit être le plus important. Il doit admettre qu’il est nécessaire de mettre fin au mercantilisme vampirique et mortifère à l’égard de son voisin. Pour cela, il doit mettre en place une revalorisation de ses salaires et de sa fiscalité mais surtout il doit accepter, par solidarité, des transferts financiers massifs (et non des crédits) vers Pylome  afin que celui-ci redynamise son économie.

 

Solution 2 (S2).

 

La charge de la dette devient insupportable pour Pylome et, faute de solidarité de la part de Therul, il se retrouve lancé dans une spirale infernale : son endettement le contraint à diminuer les services (de tous types) de l’Etat, ce qui entraine une contraction de l’économie qui elle-même entraine une contraction des rentrées fiscales et en conséquence accroit son endettement. Cette spirale génère un chômage de masse qui désespère la population au point qu’elle en vient à admettre, par quelque biais que ce soit[iii], la seule solution réaliste face au mercantilisme agressif de Therul : des protections économiques. Pylome effectue une dévaluation compétitive de sa monnaie[iv] (et si elle a la même monnaie que Therul, elle quitte son système monétaire) et instaure des barrières douanières pour que les produits de son voisin cessent d’inonder son marché. Il est également plus que probable que Pylome devra se résoudre à faire défaut sur une grande partie de sa dette, devenue de toute façon insolvable, ceci entrainant une grave crise financière, suivie d’une forte récession économique, en Therul. Celui-ci en viendra alors probablement a appliquer de multiples mesures de rétorsion, potentiellement par l’usage de la force armée, à l’égard de Pylome[v]. C’est d’ailleurs la terrible hypothèse envisagée par Bernard Wicht : une nouvelle guerre de trente ans en Europe.

 

 

3e PARTIE

 

S1 ou S2, où en sommes-nous ?

 

Ceci surprendra peut-être certains lecteurs mais nous appliquons quotidiennement S1. En France, l’Etat et les collectivités organise de transferts financiers vers les régions économiquement défavorisées (ce qui induit que les régions favorisées « payent » pour elles) sans que personne (ou presque) n’y trouve à redire. De même, des zones à la fiscalité d’entreprise plus légères sont crées afin d’encourager les entreprises à y investir. En France, on pourrait dire que Pylome, c’est la Seine-Saint-Denis, la Lorraine ou encore certains DOM-COM pendant que Therul symbolise les zones économiques et/ou industrielles dynamiques de Toulouse, de Grenoble ou des Yvelines. Pour que S1 soit applicable, il faut simplement en revenir au postulat de départ : se concevoir comme un peuple unit, c'est-à-dire qu’à travers une identité et des valeurs communes, ce peuple s’imagine un avenir commun. Cela se décline bien sûr au niveau de la solidarité entre région, mais aussi – et surtout – de la solidarité entre individus. Lorsque l’on partage une identité, des valeurs et un avenir communs, les plus aisés conçoivent à abandonner une partie de leurs richesses au bénéfice de ceux que la vie a plus durement touché (sécurité sociale, retraite, chômage), ce qui n’induit nullement l’assistanat qui relève d’une autre démarche[vi].

C’est d’ailleurs à ceci que l’on voit la profonde contradiction qui touche les proclamations de la droite libérale, dite parfois « populaire » : elle revendique un discours sur la patrie et la nation tout en tenant un discours de darwinisme social qui fustige les plus défavorisés et les exclut en conséquence du « vivre-ensemble » (lire Les chômeurs ces profiteurs). On retrouve la même contradiction dans toute une partie de la gauche (et tout particulièrement chez Europe écologie les Verts) qui stipendie la nation au nom d’un internationalisme puéril tout en revendiquant davantage de solidarité. Mais peut-on vraiment imaginer une solidarité sans citoyens désirant « vivre-ensemble » ?

 

 

PARTIE 4

 

Au niveau de l’Union européenne, S1 est partiellement appliquée : les nouveaux entrants bénéficient de fonds structurels pour les aider à adapter leurs économies nationales à celles du reste de l’UE. La Grèce (j’imagine que les lecteurs ont compris qu’elle se cachait derrière Pylome – on peut également y adjoindre les Etats du Sud de la zone euro) en a longtemps bénéficier après son entrée dans l’UE en 1981. Mais aujourd’hui, ils sont prioritairement destinés aux nouveaux entrants d’Europe de l’Est, ce qui d’ailleurs repose la question d’une entrée précipitée de ces pays dans l’Union alors qu’elle n’avait pas encore vraiment « digéré » les entrées de la Grèce (1981), du Portugal (1986) et de l’Espagne (1986).

Ne bénéficiant plus des transferts financiers de l’UE, les Pylomes de la zone euro se trouvent contraints dans un cercle infernal à accepter le mercantilisme agressif des Theruls (l’Allemagne et les pays du Nord de la zone euro) jusqu’à ce que, à coups de réajustements structurels successifs, ils en viennent au même degré de compétitivité. Mais ceci un leurre. A supposer même (et on peut vraiment en douter) que les peuples du Sud acceptent, sans explosion sociale, ces réajustements, lorsqu’on nous en arriverons au bout l’Europe disposera certes d’une main d’œuvre très productive et à bas salaire mais elle n’aura plus personne pour consommer ses produits … Il faudra alors sans doute se trouver un nouveau concurrent économique (pour ne pas dire ennemi) pour écraser encore les salaires. Et ce sera la Chine. Ou l’Inde. Ou le Vietnam. Ou le Mexique. Peu importe en fait. Ce que nous promet le néolibéralisme européen aujourd’hui n’est ni plus ni moins qu’un scénario à la 1984 de Georges Orwell : il y aura toujours un ennemi (pardon, un concurrent …) pour justifier de nouveaux efforts de guerre (économique). La sacro-sainte compétitivité érigée en dogme n’est rien moins que cela : un moyen d’asservissement des masses dans une logique de guerre économique perpétuelle.

Et in fine, le problème de la zone euro est tout façon encore plus simple que cela : les peuples européens ne se reconnaissant pas dans le postulat de départ de S1 (identité, valeurs et avenir communs). En conséquence de quoi, ils ne conçoivent pas de sacrifice de solidarités des uns aux profits des autres.

 

PARTIE 5

 

Entre S1 et S2 : quelles perspectives ?

S1 semble bel et bien politiquement injouable aujourd’hui. Alors que la situation économique est déjà délicate en Allemagne, dans les pays du Nord et en France, on voit mal leurs opinions publiques accepter de massifs transferts financiers vers le Sud, tout simplement parce que les Européens ne se voient pas en un seul peuple. Les dispositifs de solidarité nationale sont déjà mis à mal par la crise[vii], alors imaginer un réel dispositif de solidarité européen !

Reste donc S2. Il y a deux ans et demi, la dette publique grecque se montait à 120% du PIB. Les plans de rigueur et autres ajustements structurels devaient résoudre le problème. C’est sans doute pour cela que cette dette a réussi à s’élever à près de 200% du PIB en décembre dernier quand la fabuleuse troïka a fini par se résoudre à accepter un défaut partiel qui ramenait le niveau de cette dette à … 120% (!) tout en exigeant de nouvelles mesures d’austérité. Retour à la case départ et simple perpétuation du cycle mortifère de la rigueur néolibérale (sur le sujet, lire Cette crise qui vient).

Les mêmes causes produiront les mêmes effets : le niveau de vie des Grecs va continuer à s’effondrer pendant que leur dette suivra la pente inverse. Comprenant (enfin) l’ineptie et l’impasse qui leur sont imposées, ils en viendront – dans un mois, dans un an, dans 5 ans, peu importe – à  porter au pouvoir un parti – autoritairement ou démocratiquement peu importe – qui décidera unilatéralement de la sortie de l’euro, de la dévaluation de la drachme et de l’imposition de barrières protectionnistes. Les banques et les pays du reste de la zone euro en seront quitte pour inscrire les créances grecques dans la colonne « pertes et profits », ce qui leur apportera quelques points de récession en plus. Bien évidemment, des mesures de rétorsion à l’encontre de la Grèce – infâme violeuse de traité – seront décidées. Mais au point ou ils en seront, les Hellènes n’en auront cure : ils reconstruiront une économie au service des citoyens (et non l’inverse) et tisseront de nouveaux liens avec d’autres, notamment les émergents. On peut juste espérer que l’Europe aura retenu les leçons de l’Histoire et ne se lancera pas dans une nouvelle aventure guerrière « punitive » contre la péninsule qui a inventé la démocratie.

Malheureusement, le scénario n’en restera pas là. Une fois la Grèce dehors, le Portugal, l’Espagne et l’Italie deviendront les nouveaux Pylomes de la zone euro. Jusqu’à en sortir eux-aussi. Et une fois passées ces trois auto-expulsions de l’euro, la France sera le nouveau Pylome. Et l’Allemagne aura du poser son séant sur un nouveau tas de créances. Ses rentiers qui avaient jusque là vécus aux crochets de la dette du Sud commenceront à sentir sur leur nuque le souffle froid d’une vieillesse qui s’annonce désargentée. Plombée tant par les multiples défauts de créances souveraines de ses voisins du Sud que par le mercantilisme vampirique de son voisin outre-Rhin, la France n’aura alors d’autre alternative que de rejoindre le clan des mauvais payeurs de la Méditerranée, entrainant dans la faillite complète ce qu’il reste de la zone euro. L’Union européenne ne sera alors plus qu’un débris de peuples ruinés, aigris, méfiants les uns à l’égard des autres et revanchards, si ce n’est pire ….

 

PARTIE 6

 

Comment éviter S2 ?

Il y a encore quelques mois (lire Comment monétiser la dette tout en maîtrisant l’inflation et les déficits), un scénario alternatif aurait pu être envisagé : une monétisation massive – mais contrôlée – des dettes souveraines par la BCE, celle-ci achetant tout ou partie des bons du Trésor des Etats de la zone euro, leur évitant, au prix d’une inflation maîtrisable, la spirale rigueur – explosion de la dette publique. 

Plus le temps passe, plus le niveau d’endettement des Etats grimpe et plus cette possibilité s’éloigne. Il faut dire que le commerce de la dette souveraine est un juteux placement pour les rentiers, à commencer par l’Allemagne qui y voit un bon moyen de financer les retraites de sa population vieillissante. Mais c’est un calcul à courte vue qui s’effondrera avec la réalisation de S2.

En outre, l’application du scénario de monétisation de la dette par la BCE est en pratique une S1 tronquée : l’Allemagne et les pays du Nord de la zone euro en viendraient à payer par l’inflation les transferts financiers vers les pays du Sud. C’est donc aussi, et surtout, pour cela (et non en raison d’une légendaire phobie de l’hyperinflation des années 20 qui aurait dans l’esprit de quelques illusionnistes mystificateurs de l’histoire entrainée l’arrivée de Hitler au pouvoir) qu’ils en sont aussi formellement opposés.

Mais si le scénario de la monétisation n’est plus envisageable, alors devons nous désespérément attendre qu’advienne S2 ? Non, car S2 peut être anticipé (en fait provoqué) par le biais d’un démontage concerté de l’euro comme le prônent Jacques Sapir, Frédéric Lordon ou encore Laurent Pinsolle. Encore faudrait-il pour cela un certain sens du devoir, du bien commun et du courage politique. Et ce n’est pas la marque des politiciens de notre temps. Car cela induirait également une complète remise en cause du modèle néolibéral, qui n’est en pratique qu’un mercantilisme ploutocrate, que nous appliquons depuis plus de trois décennies.

Alors les Pylomes tomberont une à une …

 

 

 



[i] Profondément marqué par un passé douloureux et pas si ancien, la patriotisme économique est la seule forme de patriotisme auquel les Théruliens aient droit.

[ii] Le chef d’entreprise que vous êtes commence déjà depuis longtemps à se dire que Pylome et Therul sont un sacré foutoir et qu’il va peut-être être temps de plier ses gaules pour aller produire et vendre ailleurs avant que l’un et l’autre se trouvent définitivement sur la paille.

[iii] C’est-à-dire que soit un parti, de quelque bord politique soit-il, prônant les solutions économiques données ci-après arrive au pouvoir, soit la dégradation continue de la situation sociale entraîne la mise en place arbitraire d’un pouvoir autoritaire via un coup d’Etat.

[iv] Sa monnaie valant alors « moins cher » que celle de son voisin, ses exportations s’en trouvent favorisées pendant que les importations de Therul sont défavorisées.

[v] Si Therul et Pylome appartiennent à une alliance de type militaire (par exemple l’OTAN pour ne pas la citer …), on pourrait objecter qu’une confrontation armée serait impossible. C’est méconnaître l’histoire et croire à l’éternité des alliances. Dans la Grèce antique, Athènes avait mis au point la Ligue de Délos pour lutter contre les invasions perses à l’issue des guerres Médiques (Ve siècle avant JC), regroupant autour d’elle la plupart des cités grecques de la Mer Egée. Mais devant les exigences de plus en plus contraignantes des Athéniens, la ligue s’est progressivement dissolue avant de se retourner contre son maître.

Rien n’exclut donc, à moyen terme, une confrontation entre membres d’une même alliance. En outre, Therul peut très bien tirer excuse de l’anarchie issue des troubles sociaux en Pylome pour y mener une opération de « rétablissement de l’ordre », y compris d’ailleurs dans le cadre d’une clause d’assistance mutuelle de la dite alliance (telle qu’elle existe également dans l’Union européenne, article 42 paragraphe 7 du traité de Lisbonne).

[vi] L’assistanat relève d’une démarche intellectuelle opposée à la solidarité. Celle-ci consiste à donner au malade les moyens de se soigner, au retraité de vivre dans la dignité et au chômeur de quoi retrouver un emploi tout en lui permettant de subvenir à ses besoins élémentaires. A contrario, l’assistanat ne s’inscrit absolument pas dans une démarche de dignité : il consiste à acheter la paix sociale en distribuant quelques subsides aux plus démunis. Il est la marque de fabrique de la « gauche caviar », ce qui est bien logique : en sacralisant l’individu, celle-ci ne croit plus depuis longtemps à la nation et à ses deux corolaires : la solidarité et la République. Mais ne nous y trompons pas : la logique d’assistanat sied également très bien à toute une frange de la droite qui sacralise elle-aussi l’individu et se satisfait très bien de l’exclusion de fait d’une partie de la population de la nation, pourvue qu’elle ne porte pas atteinte à la bonne marche des affaires.

[vii] Mais il est vrai qu’à cours d’idées, de courage, voire d’intelligence, nos politiciens n’ont trouvé rien de mieux que vilipender d’un côté les riches, de l’autre les assistés.

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