Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Oeil de Brutus

L’ETHIQUE PROTESTANTE ET L’ESPRIT DU CAPITALISME : PRESENTATION GENERALE ET AVANT-PROPOS

19 Mars 2013 , Rédigé par L'oeil de Brutus Publié dans #Lectures

 

images-copie-8L’ETHIQUE PROTESTANTE ET L’ESPRIT DU CAPITALISME

Max Weber

Plon, 2009.

 

 

1/ L’AUTEUR.

 

Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Weber

 

 

2/ PRESENTATION GENERALE

 

Bien que court (260 pages), L’éthique protestante et l’esprit du capitalismeest d’une relativement forte complexité. Avec cet ouvrage, Max Weber cherche à démontrer comment le capitalisme, en Europe et aux Etats-Unis a pu se développer en s’appuyant sur les valeurs morales du protestantisme, en particulier sur la notion de prédestination. Il ne faut néanmoins, toujours selon Weber, pas en faire un amalgame général : il n’existe pas un seul et unique protestantisme unifié et chacune des confessions religieuses liées au protestantisme peut faire l’objet d’une étude axiologique différente et subséquemment de son lien au capitalisme. Si cette complexité est bien relevée, on pourra regretter que l’auteur n’en a pas vraiment fait de même avec l’autre versant de son raisonnement : le capitalisme ne fait pas l’objet d’une définition claire et ses multiples variantes ne sont peut-être pas suffisamment étudiée. Il n’empêche que L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme n’en est pas moins un ouvrage majeur et de référence. Dans l’ambiance politique et économique qui domine depuis l’explosion de la crise économique initialement déclenché par les subprimes, il est une clé de compréhension indispensable pour bien appréhender l’approche morale et moralisatrice des pays du Nord de l’Europe – majoritairement de culture protestante - vis-à-vis de ceux du Sud – majoritairement de culture catholique – dans les aléas de la crise de l’euro et des dettes publiques.

 

3/ DEVELOPPEMENT.

 

Avant-propos

En introduction, Max Weber s’interroge sur les facteurs et les conditions qui ont permis la domination de la civilisation occidentale sur le reste du monde au début du XXe siècle. Selon lui, les civilisations extra-européennes ont développé des sciences basées sur l’expérience, alors que l’Europe, marquée par l’apport gréco-romain, s’est en grande partie basée sur le rationalisme (page 8). Cette constatation se retrouver tant dans le droit, que dans l’art ou dans le musique. Ce rationalisme trouve son aboutissement logique dans l’organisation des Etats en Europe (page 11). Il s’est également retrouvé dans l’économie et en conséquence dans la genèse du capitalisme : « L’avidité d’un gain sans limite n’implique en rien le capitalisme, bien moins encore son « esprit ». Le capitalisme s’identifierait plutôt avec la domination, à tout le moins avec la modération rationnelle de cette impulsion irrationnelle. Mais il est vrai que le capitalisme est identique à la recherche du profit, d’un profit toujours renouvelé, dans une entreprise continue, rationnelle et capitaliste – il est la recherche de la rentabilité » (page 11). Ainsi, si l’action « capitaliste » repose sur ‘l’exploitation des possibilités d’échanges », tout s’y fait à partir de bilans (et donc d’évaluations rationnelles des situations), et ce à tout instant (page 12). Ce rationalisme se retrouve bien sûr dans l’organisation du travail (page 15). Autre facteur déterminant : la séparation des affaires du ménage de celles de l’entreprise qui conduit la aussi à une rationalisation de la comptabilité (page 16).

Corollaire à ce développement d’un capitalisme spécifiquement occidental : on ne retrouve pas non plus en dehors de l’Occident de développement d’un socialisme rationnel (page 17).

Pour Weber, ce développement d’un capitalisme spécifique s’appuyant sur le rationalisme est le fait de structures sociales spécifiques à l’Occident. Celui-ci a en effet développé un système juridique et une administration atteignant un haut degré de perfectionnement (page 19).

 

 

Retour au sommaire : cliquer ici.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article